dimanche 23 mars 2025

Le her verdict d'acquittement en 1919

La cour d'Assises du Finistère à l'honneur de faire connaitre que le nommé le Her François a comparu le 30 juillet 1919 devant la cour d'Assises du Finistère sous l'accusation de viol et a bénéficié d'un verdict d'acquittement.

Le Her a donc bien été jugé. A cette époque, il a une très mauvaise réputation. Il ne paye pas ses factures mais il n'a jamais eu de condamnation. Même s'il est vantard et menteur, son témoignage ne présente pas d'invraisemblances et ne peut être pris en défaut.  

Le Her indique qu'il a vu Pierre Quéméneur le 26 mai 1923 vers 18h30. L'employé des postes Bégué indique qu'une personne s'est présentée 2 fois le 26 mai pour récupérer la lettre chargée. Il est établi que cette personne a montré une pièce d'identité au nom de pierre Quéméneur. Il est aussi établi que Bégué a changé son témoignage au 2 juin après avoir rencontré officieusement l'inspecteur Bonny. Il y a un document qui l'établi formellement.




vendredi 21 mars 2025

Rapport de l'inspecteur Mathey sur Le Her

Le 21 janvier 1924, l'inspecteur de police mobile, Mathey est en charge de procéder à une enquête sur François Le Her. Il entreprend des recherches chez son employeur, la TCRP et dans les différents meublés où il a logé. Il n'y a rien de particulier à signaler si ce n'est des disputes bruyantes dans le couple Le Her. A cette époque, il n'a pas de casier judiciaire.

Son témoignage va quand même être écarté sans raisons factuelles si ce n'est qu'il est contraire à l'hypothèse du meurtre de Quéméneur par Seznec dans la nuit du 25 mai. Pourtant cette hypothèse  invraisemblable est suffisante pour condamner Seznec. Le dossier n'apporte aucun scénario crédible car toutes les possibilités ont été vérifiées sans succès. Nous devons nous résoudre à l'idée que si Seznec a tué, ce n'était pas dans la nuit du 25 mai.

 


 Archives du Finistère

lundi 17 mars 2025

Le train 2442 de 22h26

Dans sa déposition, le chef de gare de Houdan se réfère au départ du train 2442 à 22h26. Ce qui lui permet de déterminer avec précision l'incident de la Cadillac à la barrière de la petite vitesse vers 20h05. Avant de lire cette déposition, il ne me semble pas avoir lu une mention sur ce numéro de train et son heure. Je crois me souvenir que Maître Kahn, l'avocat de Seznec au procès, avait mentionné la possibilité pour Quéméneur d'avoir pu embarquer sur un train de marchandise.

Il semble que cette idée puisse être saugrenue. En premier lieu, fallait-il savoir qu'un train était en partance ainsi que l'heure et la destination. En heurtant la barrière, il est possible de Quéméneur ait remarqué un tableau ou une information quelconque.

En 2025, voyager clandestinement dans un train de marchandises apparaît pour le moins audacieux. En regardant les journaux de l'époque, il était fréquent que des voyageurs sans billet se fassent prendre. Quéméneur était-il assez téméraire pour tenter une telle aventure ? Il est difficile de répondre aujourd'hui. Ce qui étonne est que cette possibilité n'ait pas été approfondie par la police.

Dans ses dépositions, Seznec ne mentionne pas ce train non plus. Il se borne à déclarer qu'il a laissé Quéméneur devant le café de la gare, en face du jardin du chef de gare. 



Gare de Houdan vers 1923 - (Archives du Finistère)


dimanche 16 mars 2025

Monfort L'Amaury

 



 


Le maçon Dectot a vu un véhicule arrêté (position 3) vers 23h00. Dans le procès-verbal du 3 juillet, ce témoin ne se rappelle pas si le véhicule était bâché ou non. Par contre, il indique que le conducteur était seul. Si le véhicule avait bien la capote mise, il est probable qu'il ne pouvait distinguer l'intérieur. On ne peut pas exclure que Pierre Quéméneur fut bien dans le véhicule se reposant, accablé de fatigue. De plus, Dectot ajoute qu'il n'a pas vu le visage car il était toujours ébloui par les phares.

mardi 11 mars 2025

Quéméneur, décideur en chef...

Une autorisation de déplacement est adressée le 23 mai 1923 au receveur-buraliste Hurel de Landerneau. Elle est écrite de la main de  Quéméneur et signée par Seznec. Quéméneur devait aller à Paris en train mais il change d'avis ce jour-là. Tous les éléments du dossier prouvent que c'est bien Quéméneur qui organise et prend toutes les décisions. Seznec a dit qu'il n'était pas associé dans l'affaire de Paris. Il accompagne son ami mais il apparait qu'il y va à reculons, sans vraiment s'y intéresser, ni s'impliquer. Cela explique que, fatigué par les pannes à répétition qu'il paye de sa poche et par l'impréparation de Quéméneur, basta, il décide de rentrer à la maison.

 

lundi 10 mars 2025

L'après-midi de Quéméneur le 24 mai à Rennes

 

(Archives du Finistère)

Pierre Quéméneur a pris des contacts le 24 mai 1923 à Rennes. Il écrit au garage Paris-Brest Leclair. Il dispose pourtant du téléphone 0.36 et le garage est à peine 10 minutes à pied de son hotel. Selon, un des responsable du garage, M. Ladam, le timbre a été oblitéré à Morlaix.

 

dimanche 9 mars 2025

L'embarras du commissaire Camard

 


 

 

Le commissaire Camard est tombé sur un os. Jusque-là, son rapport était un long fleuve tranquille détricotant les affabulations de Claude Bal. Et puis soudain, il trouve les restes d'un mulot dans le pâté campagnard. Le truc peu ragoûtant qui donne la nausée. Et si Seznec n'avait pas tué ?

Pourquoi le notaire Pouliquen ment-il effrontément ?

Le 24 mai 1923, Pierre Quéméneur adresse un télégramme à son beau-frère, le notaire Pouliquen, pour lui demander d'expédier un chèque barré sur la société générale poste restante n°3 Paris :

 

(archives du Finistère)